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Interview de Burton Armus

Scénariste et consultant de

Tonnerre Mécanique

 

Burton Armus n'est pas un novice. Il a un parcours de vétéran en tant que scénariste et producteur. Il a été engagé par la célèbre société Universal pour ses qualités imaginatives et son expérience dans la série TV.

  Avant d'être le producteur de séries cultes, Burton était inspecteur dans la police de New York et remarqua très tôt que son vécu et son expérience peuvent rapporter et, abandonnant son insigne, se lança alors dans l'écriture de scénarios pour les studios Universal.

  Il a écrit pour la première saison de « Supercopter » avant de travailler pour « Tonnerre Mécanique ». Quand elle ne fut pas reconduite, il alla à la rescousse de « K2000 » alors en perte de vitesse.

  Mr Armus, la série « Tonnerre Mécanique » a-t'il été difficile à réaliser ?

  -« Tonnerre Mécanique » a été aussi difficile à réaliser que n'importe quelle série d'action et de science-fiction, et dans le cas des cascades, plus difficile que les autres puisque la moto et sa garniture étaient trop fragiles pour les conditions de cascade et les nombreuses prises de vue ce qui nécessitait un grand nombre de réparations et de mesures d'urgence. Gately était le cascadeur en titre et pouvait exécuter un saut tout en retenant les pièces de la moto et ce, à chaque fois qu'il sautait. Johnny Moio était le coordinateur des cascades et a fait du bon travail en le dirigeant.

  Beaucoup d'auteurs de « Supercopter » et « K2000 » sont venus écrire pour « Tonnerre Mécanique ». D'ailleurs, ces séries se sont révélées être des valeurs sures des années 80. Comment expliquez-vous que « Tonnerre Mécanique » n'est duré qu'une demi-saison ?

  Tous les auteurs de la série, excepté Harris et moi, étaient des auteurs indépendants et écrivaient pour Universal depuis un moment. Je venais de produire la première saison de « Supercopter », celle de « Tonnerre Mécanique » et ensuite deux saisons de « K2000 ». Les auteurs n'étaient pas la cause de son annulation mais plutôt le fait que la série n'avait pas de « stars ». Rex Smith n'a jamais été ce qu'étaient Jan Michael Vincent ou David Hasselhoff.

  L'inexpérience des deux producteurs Paul M. Belous et Robert Wolterstorff a certainement joué. Beaucoup ont fait la cuisine, mais personne n'a voulu faire la vaisselle.

  Si je vous donne quelques noms, pouvez-vous me dire ce qui vous vient immédiatement à l'esprit ? Virgil Vogel, Karen Harris, Robert Wolterstorff & Paul Belous...

  Virgil Vogel était un merveilleux et talentueux réalisateur de longue date qui connaissait très bien son travail et le faisait admirablement. Il avait 72 ou 73 ans à ce moment-là et il a réalisé quelques épisodes de la série avec la même énergie et le même enthousiasme que s'il avait 20 ans. Il a fait du très bon boulot.

  Quand à Paul Belous et Robert Wolterstorff, ils dirigeaient alors leur toute première série. « Tonnerre Mécanique » était une fiction écrite par Bruce Lansbury et concrétisée par Universal quelques années plus tard avec un épisode pilote écrit par Belous et Wolterstorff. Bruce a été crédité à l'écran en tant que superviseur mais malheureusement, son talent n'a pas été sollicité par Belous et Wolterstorff pour on ne sait quelle raison.

  Karen Harris ? Je suis heureux d'avoir réussi à l'effacer de ma mémoire.

  Pouvez-vous nous parler des lieux de tournage de la série ? Nous savons que c'était à Los Angeles. Où était situé par exemple, le centre de commande de la moto et les bureaux de la police ?

  Le centre de commande ainsi que les locaux de la police se trouvaient montés dans les studios Universal. Le centre de commande était un grand et ingénieux ordinateur, lumineux et fonctionnel, un des meilleurs que j'ai jamais vu. Les pupitres, les écrans, les cables et les boutons nous ont donné de nombreuses possibilités de prises de vue avec Joe Regalbuto, qui s'en est donné à cœur joie.

  Vous avez produit la série dans sa quasi-totalité, écrit jusqu'à son dernier épisode. Votre intention était d'écrire encore davantage ?

  Les scripts de la première saison avaient été écrits quelques temps avant le tournage. J'avais un épisode de prêt, et un autre attendait dans la machine à écrire quand la série a été annulée.

  Comment Rex Smith et Joe Regalbuto ont-ils été retenus pour les rôles principaux ? Il y avait-il d'autres candidats, et vous rappelez-vous de l'audition de Rex Smith ?

  Joe Regalbuto a été retenu immédiatement tant il était parfait dans son rôle, un des meilleurs acteurs de sa branche. Nous avions de la chance de l'avoir, il a apporté une touche de fraîcheur dans chaque scène ou il apparaissait. Un vrai pro.

  Rex Smith venait de terminer « Pirates de Perzance» et on ne sait qui, l'a choisit. J'assume totalement le fait qu'il était la seule « vedette » disponible à ce moment-là. Il était très fier de sa personne, mais ça n'était pas un mauvais bougre. Sa passion était la musique et la scène, il n'était pas fait pour incarner un héros de série TV. Je pense sincèrement qu'il a fait du mieux qu'il a pu. Il a rendu son personnage naïf et insouciant mais il lui manquait le goût du danger. Aucun acteur, star ou non, ne se risquerait à donner l'impression d'être raisonnable, à quel niveau que ce soit. Les héros casse-cou seront toujours davantage sollicités…

  Avec quelle personne avez-vous le mieux travaillé ?

  Nous avions un producteur strict qui avait une ligne de conduite épatante et prenait tout en main, Steve Cragg. L'équipe était formidable et a travaillé très dur.

  Quelle est la raison de l'échec de Tonnerre Mécanique, selon vous ?

  La série ne s'est pas popularisée et je n'avais pas le pouvoir d'agir contre cela. La moto m'a toujours paru frêle, peu performante et n'a pas marqué les esprits, face aux effets dévastateurs de « K2000 » ou « Supercopter », ou même « Tonnerre de Feu ». Du coup, le héros n'en a été que moins remarquable. Malgré lui, la série aurait pu enchaîner les saisons et même devenir culte. Ce dont elle a manqué ne lui a pas été fourni. Ainsi va la vie…

  Quel était le budget d'un épisode ?

  Il était de 850.000 dollars par épisode. Mais c'est un chiffre approximatif, car il n'inclut pas les frais de studio et les arrangements financiers qui n'apparaissent nulle part. C'est une chose courante à Hollywood, les chiffres officiels disent rarement la vérité. Incroyable mais vrai. Tout le monde est surpayé puisqu'il n'y a pas de retour de bâton sur aucune transaction douteuse.

  Comment Tangerine Dream a obtenu le contrat de compositeur de la bande originale ?

  Si je me souviens bien, il y avait quelques musiciens qui marchaient bien à l'époque et Paul M. Belous a été en Allemagne pour obtenir le compositeur le plus adéquat. En l'occurrence pour Tangerine Dream. Quand à sortir un album de la bande originale, nous n'avions pas duré assez longtemps pour que le générique soit reconnaissable par un large public, comme l'était « Peter Gunn » ou « Mission : Impossible ».

  Aviez-vous eu des difficultés pour tourner les séquences de « grande vitesse » ?

  Tourner les séquences de grande vitesse n'a jamais été un souci. Il suffisait de filmer la route, ou la moto et son pilote et d'accélérer les séquences montées avec une table à effets spéciaux. Pour les plans de propulsion de la moto, elles étaient tournées en studio.

  Dans l'interview d'Andrew Probert, le designer de la moto, on apprend qu'il y eut une divergence d'opinion concernant l'esthétique de la machine, qui est née entre lui et la production. Le design a même changé pendant la série pour recevoir les lanceurs de missile et autres armes. Des informations sur ces changements ?

  La moto était constamment en changement et en réparation. Nous avions une équipe pour concevoir la moto pour lui permettre de faire certaines choses, mais ça n'a jamais été l'artillerie lourde qu'elle aurait du être. Ils sont commencé par une moto légère et modeste pour les cascades et n'ont pas cessé de la décorer avec des pièces insipides et autres gadgets ridicules. Cela n'était pas un « super engin » mais une moto pour enfant surchargée d'armes en tous genres.

  Donc, à votre avis, comment aurait du être une meilleure moto ?

  Je me suis toujours imaginé une Harley 1500cc complètement carénée, des barres de tension solides, avec un armement digne de ce nom.

  Toutes les cascades ont-elles été exécutées par des professionnels, ou Rex Smith en a fait quelques unes ?

  Rex savait faire de la moto, et en faisait avant la série, mais toutes (je dis bien TOUTES) les cascades, même les petits sauts, ont été faites par Gately et Bromham, nos cascadeurs.

  Pouvez-vous nous dire qui a réalisé le générique ?

  Il me semble que le générique étaient des prises de vue filmées pendant le tournage des premiers épisodes et un éditeur talentueux en a fait une séquence montée avec plusieurs d'entres elles.

  Jayne Modean a été remplacée après l'épisode pilote par Jeannie Wilson. Quelle en a été la cause ?

  Jayne Modean était une charmante, jeune et élégante actrice que la production a jugé trop juvénile pour la série et a été remplacé par Jeannie Wilson, qui était une excellente actrice que je trouvais personnellement trop âgée pour la série.

  Vous souvenez-vous avoir eu des soucis avec les « Guest-Stars » ?

  Les Guest-Stars étaient souvent des jeunes acteurs qui étaient ravis de jouer pour la télévision tout en étant bien payés. Ils n'ont pas fait de requête ou causé d'ennuis.

  Qu'est-il advenu des décors, le centre de commande, le panneau publicitaire d'ouverture à la moto, etc. ?

  Les décors ont été démontés puis envoyés à l'entrepôt ou certaines de leurs pièces ont été récupérés pour d'autres séries, d'autres pièces y sont encore.

  Vous avez dit que vous aviez un script dans la machine à écrire avant que la série ne s'arrête ?

  Je me rappelle que le script que j'avais avant l'annulation racontait qu'à un combat de boxe ou Jesse monte sur le ring, et au premier coup qu'il reçoit, Norman jette aussitôt l'éponge !

  Y avait-il une deuxième saison de prévue ?

  Les studios voulaient un produit ou on pouvait voir un combattant du crime redoutable si elle avait marché plus qu'une demi-saison. Ca aurait pu être le cas, étant donné les efforts fournis, de l'équipe technique et des scénarios pour en faire une série de divertissement à long terme.

  Auriez-vous continué à produire la série, si elle aurait continué pour une autre saison ?

  Si la série aurait été renouvelée, je ne serais pas resté dans l'équipe pour une autre saison. J'étais avant tout un consultant pour Universal à l'époque et ils m'auraient probablement muté sur une autre série, comme ils l'ont fait. Ils m'ont fait ensuite produire « K 2000 » au moment ou son audience baissait. J'ai toujours aimé les défis et travaillé dur mais je suis une mauvaise baby-sitter.

  Bruce Lansbury m'a rejoint sur « K 2000 » pour la seconde saison. Il fut visiblement une mauvaise baby-sitter, lui aussi.

  Steve Cragg a continué à produire d'autres séries.

  Paul M. Belous et Robert Wolterstoff ? Plus jamais entendu parler d'eux…

  Combien de temps durait, en moyenne, le tournage complet d'un épisode ?

  Il y avait souvent une première équipe de tournage qui travaillait pendant 7 jours avec les acteurs, tandis qu'une autre travaillait sur les plans d'extérieur et sur les cascades.

  L'ambiance était bonne dans les studios ?

  Nous étions une bonne équipe avec un sens de l'humour et une bonne mentalité de travail. La gaîté n'est pas indispensable. Je les ai aimé bien mieux que ces abrutis de producteurs.

  Y a-t'il eu des cascadeurs blessés ?

  Pas que je sache. Les cascadeurs étaient très bons même si l'impraticabilité des motos a rendu les choses parfois dangereuses.

  Il y a une scène de l'épisode « Le témoin », ou Jessie fait quitter le sol de sa moto pour la faire tourner dans les airs à 360 ° en espérant faire repérer les environs par Norman. Comment cette scène a été réalisée ? Peut-être une grue pneumatique …

  La prise du 360 ° a été réalisée à partir d'une grue qu'on a installé à l'avant de la moto pour la soulever et avec une caméra en dessous, pour filmer le bas de la moto qui décollait. Cela a plutôt bien marché, même si ça n'a pas été utilisé souvent.

  Dans un des premiers scripts de la série, on peut voir que le titre était « The Falconer ». Un titre éloquent, peut-être avec une signification ? Comment cela s'est passé pour devenir par la suite « StreetHawk » ?

  Je ne me rappelle rien à ce sujet, je ne peux vous apporter d'explication.

  Avoir basée la série uniquement à Los Angeles à t'elle gênée le tournage des autres séries ?

  La série était établie seulement à Los Angeles comme la plupart des séries de Los Angeles puisque aucun plan d'extérieur n'avait à être modifié, mais ils l'auraient été si nous avions évoqué une autre ville. Les scénarios sont ce qu'ils sont, et quand ils sont bien écrits, bien exécutés et correctement filmés, on peut tourner dans une cabine téléphonique.

  Quand la production a décrété l'arrêt de la série, quel a été le ressenti de l'équipe ?

  La vie a continué. Chacun a fait son chemin.

  Pouvez-vous nous dire quelle a été la nature des problèmes que vous avez rencontrés avec les producteurs exécutifs ?

  Il n'y avait pas nécessairement que moi qui avais des soucis avec eux mais aussi avec beaucoup de membres plus expérimentés de l'équipe technique. Belous et Wolterstoff étaient des novices sans expérience, animés par aucune connaissance du genre d'aventure et d'action. Dans aucun autre genre d'ailleurs mais avaient des préceptes trop fermes, ils parlaient sans savoir, et ce, à tous les niveaux.

  Belous, producteur exécutif, avait à charge une site de construction à Westwood près de Wilshire Boulevard, un quartier résidentiel. Ce site a té conçu pour subir une explosion dans l'épisode « l'accompagnateur ».

  A cause des délais de production, les pyrotechniciens n'ont pas eu le temps de faire cette explosion et le scénario a été modifié en conséquence. Au lieu de d'enlever les charges et de désaffecter le bâtiment, Belous décida alors qu'il était plus rapide (40 minutes) de le faire exploser ! Sous ses ordres, les techniciens l'ont fait sans les mesures de sécurité habituelles, ils se sont contentés d'isoler les fenêtres contre le souffle de l'explosion. La synagogue de Wilshire, les nouvelles résidences, les bâtiments mitoyens ont reçu un énorme souffle qui leur a causé beaucoup de dégâts.

  Beaucoup de peur, de cris, beaucoup d'argent… Beaucoup de problèmes pour la production.

  George Clooney fut une des guest-stars, en jouant le vieil ami de Jessie dans le premier épisode. Il est devenu, par la suite, la star internationale que l'on connaît aujourd'hui. Vous dites que vous pensiez que Rex Smith n'était pas assez « casse-cou ». Pensez-vous que Clooney aurait pu faire un meilleur pilote pour le « Tonnerre Mécanique » ?

  George Clooney était un invité et a fait du bon travail. Il aurait peut-être pu être un meilleur pilote. Probablement, je pense, mais cela n'aurait rien changé au fait que des problèmes s'amoncelaient et ont fait de la série un échec. On avait les moyens, l'argent, les possibilités techniques, mais l'échec était inévitable.

  Des commentaires, pensées, regrets… ?

  Je regrette vraiment que la série n'ait pas marché. Aurait-elle pu ? Certainement. Il y a beaucoup de choses qui auraient pu d'elle un succès mais… c'est la loi du monde spectacle, toujours en mouvement, et on doit tous, nous qui y travaillons, faire avec.

  BURTON ARMUS

  Burton Armus est un poids lourd de la série américaine. Ancien inspecteur de la police de New York, il se reconvertit dans la série TV et depuis 1972, il a écrit et produit des succès incontestables tes que : « Kojak », « Supercopter », « K2000 », « Chips », « L'homme qui tombe à pic », « Star Trek, nouvelle génération » et « New York Police Blue ». Producteur et scénariste rigoureux à présent retraité, il peut être fier du patrimoine télévisuel qu'il a apporté aux Etats-Unis ainsi que dans le monde entier.

   

Réalisé par Michael-David

 

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